Ecologie

Les pellets, un chauffage performant et économique

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Même si la bûche est encore la reine du chauffage au bois, cela n’empêche que la « concurrence » est de plus en plus rude. Les pellets sont actuellement le deuxième combustible utilisé par les équipements de chauffage au bois. La production et la consommation des pellets ne cessent d’augmenter. En moins de deux décennies, ce combustible a su séduire des millions de français et devenir leur premier choix. Une telle réussite n’est pas sûrement un fait du hasard. Plusieurs facteurs font des pellets ou granulés de bois une solution avantageuse et un choix d’avenir. Avant d’énumérer les avantages de ce combustible, on doit rappeler son histoire et parler de ces caractéristiques.

Les caractéristiques des pellets

Les pellets sont avant tout des combustibles solides utilisés pour alimenter et faire fonctionner les différents types d’équipements de chauffage : poêles, chaudières, inserts, etc. Ils sont commercialisés sous forme de petits bâtonnets cylindriques. L’industrie des pellets est totalement liée à celle du bois. Le pellet est le fruit de la compression des déchets des scieries et des menuiseries. Le producteur commence par mettre les sciures et les copeaux dans un tambour sécheur tout en contrôlant le taux d’humidité. Ensuite, vient le tour de la presse qui va produire les bâtonnets cylindriques. Après la pression et le refroidissement des pellets, ils seront tamisés pour les nettoyer de la poussière. La cohésion des matières compactées est assurée par les résines qu’on trouve dans le bois.

Les pellets ont un pouvoir calorifique assez important : plus de 4 kWh/kg . L’apport énergétique d’un litre de mazout est équivalent à de deux kilogrammes de pellets. Le diamètre d’un pellet est de 5 à 6 mm alors que sa longueur ne dépasse pas 6 cm. Le taux d’humidité est inférieur à 10%, de même pour la poussière. Le taux de cendres varie généralement entre 0,5 et 1%. La densité énergétique des pellets est quatre fois supérieure à celle des plaquettes forestières. L’essence du bois utilisé varie d’un produit à l’autre : résineux ou feuillis.

Une tonne de pellets coûtent en moyenne 300 euros pour l’utilisateur. Les prix sont relativement stables étant donné qu’ils sont liés à une industrie locale et non pas au marché mondial. Les variations sont essentiellement liées à la loi de l’offre et de la demande. Certains hivers sont plus doux que d’autres, ce qui entraine la baisse de la consommation et celle des prix. La concurrence prépondérante est également un facteur déterminant pour les prix.

Pour être sûr d’avoir bien choisi ses pellets, il faut opter pour les produits marqués NF Biocombustibles solides. Cette énorme exige la présence d’une étiquette qui fournit tous les détails sur les pellets vendus : le pouvoir calorifique, les dimensions, le taux de poussière, le taux de cendre, le taux d’humidité, la densité, la masse volumique, le taux d’émission de matières nocives.

Brève histoire des pellets

Le choc pétrolier de 1973 et la fluctuation des prix des carburants ont motivé plusieurs pays occidentaux à chercher des alternatives. Parmi les solutions envisagées : un certain retour vers Le chauffage au bois qui a été peu à peu détrôné par l’électricité et les énergies fossiles. C’est dans ce contexte que les pellets ont fait leur apparition aux États-Unis au milieu des années 1970. L’intérêt pour cette nouvelle énergie n’a pas trop duré parce que les cours de pétrole ont rapidement chuté. Même l’invention des premières poêles à pellets au début des années 1980 et des inserts au début des années 1990, n’a pas trop changé les choses.

Il fallait attendre la fin du siècle et la prise de conscience des effets de la pollution pour que les pellets commencent enfin à être envisagés comme une solution sérieuse. C’est l’Europe (les pays de nord notamment) qui prend l’initiative cette fois-ci. Les pays scandinaves et l’Allemagne ont lancé une véritable révolution que ce soit sur le plan de la production des pellets ou de la conception des appareils de chauffage appropriés.

En ce qui concerne la France, la vague a déferlé avec quelques années de retard. Ce n’est que vers le milieu des années 2000 que les pellets commencent à conquérir timidement le marché de chauffage au bois. La crise économique mondiale et la flambée des prix du pétrole ont contribué énormément à l’essor des pellets. On peut parler d’un véritable boom entre 2011 et 2014. Aujourd’hui, les pellets sont la deuxième énergie utilisée pour le chauffage au bois et tout porte à croire qu’ils ont encore de beaux jours devant eux.

Le marché français des pellets : chiffres et indicateurs clés

Pour dresser un tableau assez complet du marché des pellets, nous nous référons essentiellement à trois sources : l’Association nationale des professionnels du chauffage au granulé de bois (Propellet), les études annuelles de l’Observatoire des énergies renouvelables (Observ’ER) et le Syndicat national des producteurs des granulés de bois (SNPGB).

La production des pellets

Selon les chiffres du SNPGB, la production des pellets est passée de 208 000 tonnes en 2008 à 345 000 tonnes en 2009 et 435 000 tonnes en 2010. A partir de 2011 le rythme va encore s’accélérer : 550 000 tonnes, puis 680 000 tonnes en 2012 et 885 000 tonnes en 2013. L’année 2014 était vraiment exceptionnelle : la production va dépasser le pic de 1 million de tonnes pour la première fois. La douceur de deux hivers successifs (2014/2015 et 2015/2016) a ralenti un peu le rythme de la production sans pour autant marquer une grande baisse : entre 900 000 et 1000 000 de tonnes. Les exportations annuelles dépassent actuellement les 100 000 tonnes, alors que les importations varient entre 20 000 et 60 000 selon la rudesse de l’hiver.

Selon les chiffres de Propellet, le marché français compte 60 producteurs répartis aux quatre coins de la France avec une certaine concentration dans le Sud-Est. Moins de 25 de producteurs fournissent à eux seuls plus de 95% des pellets français. La même source affirme que 97% de la production française des pellets est certifiée NF ou ENplus (norme européenne).

Les ventes des équipements de chauffage à pellets

La première chose qu’on remarque en consultant les synthèses des études annuelles de l’Observatoire des énergies renouvelables (Observ’ER) : la tendance des ventes des appareils de chauffage est très similaire à celle de la production des pellets. Les chiffres ont passé de 30 000 en 2010 à 42 000 en 2011 puis le rythme s’est accéléré d’une façon spectaculaire : 103 300 appareils ont été vendus en 2013. La hausse se poursuit en 2015 et 2016 avec respectivement 107 880 et 115 295 appareils vendus. La deuxième remarque : alors que les ventes des appareils de chauffage bois affichent une nette baisse depuis 2014, les appareils à pellets sont en hausse perpétuelle. Troisième remarque : les poêles sont les appareils de chauffage à pellets les plus prisés avec plus de 80% des ventes.

Les secrets du succès

L’importance des chiffres d’affaires est très révélatrice : les pellets représentent une solution de chauffage très séduisante. Les consommateurs qui optent pour les pellets sont pleinement conscients des nombreux avantages économiques et écologiques de cette alternative.

Les avantages économiques

Les pellets font partie des combustibles les moins chers. En plus, les prix sont très stables et ne sont pas sujets aux fluctuations mondiales comme il est le cas pour le pétrole et autres énergies fossiles. Ces combustibles sont produits localement, à partir des déchets d’une matière première facilement trouvable en France (le bois). Tout cela réduit le coût de la production et le prix de vente. Le pouvoir calorifique élevé et le taux ‘humidité très faible contribuent à la rentabilité des pellets. Tout cela sans oublier les nombreux avantages fiscaux et aides financières dont peuvent bénéficier les utilisateurs qui optent pour un système de chauffage à base de ressource renouvelable : crédit d’impôt développement durable, éco-prêt, aides octroyées par l’Agence nationale de l’habitat (ANAH).

Les avantages écologiques

La production des pellets est essentiellement basée sur la récupération et le recyclage des sciures et des copeaux. Elle ne nécessite pas le recours aux matières toxiques. Les pellets sont en quelque sorte une énergie renouvelable, puisque le bois est exploité dans le cadre de la gestion durable de la forêt. Les équipements de chauffage à pellets certifiés Flamme Verte (5 étoiles et plus) assurent un rendement énergétique qui peut atteindre plus de 85% : cela réduit la consommation du bois et par conséquent l’émission des particules fines.

Un choix très pratique

Avec les pellets, finis les soucis pour le stockage : les appareils sont équipés de réservoirs et de mini-silos qui peuvent garantir une grande autonomie. Étant donné que la France est un pays producteur, aucun risque de pénurie. La faible teneur en poussière et la quantité réduite de cendres facilitent le nettoyage et l’entretien des appareils.

Si vous souhaitez en savoir davantage sur les granulés de bois, n’hésitez pas à venir consulter le site www.simplyfeu.com.